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Bien qu'aujourd'hui les psychanalystes s'y réfèrent volontiers, la répression n'en demeure pas moins une notion psychanalytique complexe aux contours mal définis. Freud, lui-même, ne l'a jamais érigée au rang de concept et en a fait parfois un usage extensif, jusqu'à la confondre avec la notion générale de défense ou, surtout, avec le refoulement qu'elle peut aussi inclure. Cette confusion s'est d'ailleurs perpétuée dans les traductions anglaises, qui rendent généralement par le même terme « répression » Verdrängung et Unterdrückung, ce dernier n'étant qu'à l'occasion différencié par l'emploi du terme « suppression ». Ce n'est que dans une note de la Traumdeutung que Freud tente de spécifier la répression : « J'ai négligé de dire quelle différence je faisais entre les mots “réprimé” (unterdrückt) et “refoulé” (verdrängt). Le lecteur aura compris que le dernier accentue davantage le caractère inconscient… » Faut-il en conclure qu'il n'existe entre la répression et le refoulement qu'une différence de degré ? La lecture du texte fait néanmoins ressortir une distinction d'ordre topique : la répression, mécanisme conscient, opère au niveau de la « deuxième censure », entre les systèmes Cs/Pcs, tandis que le refoulement opère entre les systèmes Pcs/Ics.
L'usage actuel du terme de « répression » retient le plus souvent la nature du processus telle qu'elle est esquissée dans la Métapsychologie. À savoir que, si le refoulement agit spécifiquement au niveau des représentations, la répression agit, elle, complémentairement, au niveau des affects. Pour Freud, « le destin du montant d'affect est de loin plus important que celui de la représentation », et c'est celui-là qui détermine le succès ou l'échec du refoulement. Quand bien même le refoulement aurait atteint son but en ce qui concerne la représentation, s'il ne réussit pas à empêcher l'apparition de sensations de déplaisir ou d'angoisse, il est considéré comme raté. Sachant que les affects ont tendance à se développer sur l