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« La moindre idée vive semblait une grossièreté. Malgré le bon ton, la politesse parfaite, l'envie d'être agréable, l'ennui se lisait sur tous les fronts. Les jeunes gens qui venaient rendre des devoirs, ayant peur de parler de quelque chose qui fît soupçonner une pensée, ou de trahir quelque lecture prohibée, se taisaient après quelques mots bien élégants sur Rossini et le temps qu'il faisait. »
« Vous verrez, quand ils commencent à être “chiants” avec leur entourage mais aussi dans leur thérapie, ils vont beaucoup mieux ! » Cette affirmation de Pierre Marty, entendue lors d'une investigation, m'a accompagnée dans la compréhension des patients somatiques et tout particulièrement dans mon approche clinique de la notion de répression.
L'utilisation de cette notion comporte de nombreuses énigmes liées, en particulier, à la diversité de son approche métapsychologique dans la théorie psychanalytique.
Ainsi, instrument d'asservissement à la morale civilisée, notamment en ce qui concerne l'éducation sexuelle des filles, elle peut aussi servir à la contention de l'identité, voire constituer un des derniers remparts devant la psychose. Pour d'autres encore, dans le domaine psychosomatique, intervenir comme facteur nocif au fonctionnement mental et provoquer une démentalisation tout à fait dommageable.
On conçoit qu'un débat puisse s'engager quant au bien-fondé d'un des corollaires essentiels de la répression, sa levée, si tant est qu'elle puisse être repérée dans le travail du psychanalyste avec son patient.
Il me semble opportun d'illustrer ce point de vue par une première observation clinique à partir de laquelle j'introduirai mes références théoriques