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Dans L'interprétation des rêves, la notion de répression a un statut paradoxal. Freud s'en rend d'ailleurs compte à la fin de l'avant-dernière partie du célèbre chapitre VII. Alors qu'il n'a pas cessé, tout au long de son exposé, de faire appel, pour rendre compte de la formation du rêve, à l'opération psychique de répression, une vingtaine de pages avant la fin du livre, Freud écrit, en note :
« J'ai ainsi, par exemple, esquivé d'indiquer si j'associe au mot “réprimé” un autre sens qu'au mot “refoulé”. Il pourrait seulement être devenu clair que le dernier met l'accent plus fortement sur l'appartenance à l'inconscient que le premier. »2
L'esquive pratiquée n'est pas une dérobade de la part de Freud, car cette notion fait justement partie de celles qui, en gardant une part d'indétermination, donnent du jeu à la pensée.
Le réprimé ne serait-il pas par excellence le lieu où se forment, après déplacement et par condensation, ces sang-mêlé issus du croisement de l'exigence de représentation des motions inconscientes et de la prise en considération des possibilités de présentation à la conscience ? Le propre de l'opération de répression ne serait-il pas de constituer un domaine intermédiaire de représentations qui ne sont déjà plus conscientes, mais qui ne sont