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Sois enracinée en Lui et pour cela déracinée de toi-même ou faisant tout comme : c'est-à-dire te niant chaque fois que tu te rencontres… Je diminue, je me renonce plus chaque jour.
Pour Freud (, p. 33), toute civilisation se construit sur un certain degré de répression des pulsions.
La répression est donc un mécanisme psychique banal, une intériorisation nécessaire au lien social, alors que la « répressivité » désignera ici son dysfonctionnement majeur, sous la forme d'un acharnement à se réprimer soi-même sans relâche, à se nier, à s'écraser.
Centrale chez certains patients, cette position inconsciente sous-tend diverses formes d'expressions cliniques que nous examinerons dans cette recherche. Même si la répressivité apparaît en partie sous la forme d'une activité consciente, rationalisant plus ou moins le fait de tendre à se débarrasser de toute trace de sa propre subjectivité, elle s'origine dans des mécanismes inconscients, générant en analyse une forme particulière de transfert dont il nous faudra reconnaître la différence quant aux névroses de transfert.
La répressivité est à la psyché ce que les maladies auto-immunes sont au fonctionnement somatique, lorsque les défenses s'attaquent à l'organisme, au corps qui les produit.
Position paradoxale, elle tend à mettre en équation l'être et le néant, alors que se joue la course folle d'une psyché travaillant à s'annuler.
Sur-répression, elle s'oppose à l'activité de représentation du désir dans son lien au corps, à l‘émergence de ses propres affects autant qu‘à la constitution d'un espace pour penser ses propres pensées. La possibilité d'apparaître à soi-même doté d'une vie propre, d'une autonomie différenciante, est attaquée de l'intérieur ou gommée au fur et à mesure de son émergence. Mortifère, elle