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Dans quelques textes, parmi les plus importants (« Le petit Hans », « Malaise », « Analyse terminée »), Freud considère que le refoulement doit être remplacé par la répression. Elle représente à ses yeux le mécanisme « civilisé ». Le désir inconscient devenu conscient ne peut être que réprimé s'il s'oppose aux positions morales et à la réalité. Il s'agit d'exercer une maîtrise bien tempérée qui repose sur le jugement.
C'est, en effet, à tort qu'on a pu accuser Freud et la psychanalyse d'ouvrir la porte à un laxisme moral. Au contraire, la mise à jour du refoulé et le travail de l'analyse ouvrent la voie à de nouvelles sublimations et confortent celles qui préexistaient. Idéalement…
Cependant, les possibilités de sublimation sont très variables d'un patient à l'autre, et c'est à bon escient que Freud a posé la nécessité d'utiliser la répression.
Qu'advient-il quand le travail analytique sur le refoulement a pu amener au jour les désirs érotiques, agressifs, narcissiques qui vont à l'encontre de la civilisation ? L'expérience montre qu'il se produit le plus souvent, pendant la période postanalytique, un nouveau refoulement, appelons-le refoulement tertiaire, refoulement de confort, qui, si le travail précédent a été efficace, est un refoulement moins serré, plus sensible, susceptible d'être levé par une analyse de rêve, ou un travail associatif, à l'aide de la possibilité acquise d'auto-analyse. Parallèlement, les éléments qui ne subissent pas ce refoulement « tertiaire » doivent bien être soumis à la répression. Quelle sorte de répression ? Non pas celle pratiquée par certains chez qui le refoulement occupe peu de place, et qui opèrent une désarticulation nocive entre l'affect et la représentation au point de la rendre neutre1 mais une répression de l'acte, tout en maintenant