You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Je me propose dans ce travail d'interroger et de discuter le pourquoi de l'apparition de périodes où domine la répression dans le décours d'une cure de plus de dix ans qui, bien que difficile, évolue par ailleurs de manière satisfaisante. En effet, si l'analyse en fut momentanément stérilisée et l'élaboration suspendue, ces périodes de répression, dont la première a duré presque un an, ne se sont en définitive révélées être ni des impasses ni davantage des moments féconds. À première vue, on parlerait plutôt de temps morts ou de moments perdus. C'est à partir de la lecture de l'ensemble de la cure que je tenterai de formuler une hypothèse quant à l'origine de ces mouvements répressifs et, peut-être, d'apporter un certain éclairage sur le mécanisme lui-même de la répression.
L'analyse de ce patient aurait pu, dans ses premiers moments, faire penser à la situation redoutée par Freud quand il évoque la possibilité que la compulsion de répétition qui anime le transfert, se déchaîne dans des mises en acte qui s'opposent au but assigné à la cure, la remémoration. Mises en acte mais aussi actualisation, mise au présent, comme s'il fallait ne compter, tant du côté du patient que de l'analyste, qu'avec des forces agissantes actuelles qui ne devraient rien en apparence à la répétition.
Le patient vient à l'analyse dans un état de grande souffrance et d'angoisse. Il se plaint essentiellement d'être envahi, au cours de son travail de création, par la compulsion à se travestir, suivie parfois de celle d'aller sur des