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Perinde ac cadaver : manière d'obéir, selon Ignace de Loyola.
Indifférence (absence d'affect) ou répression, la question se pose souvent, car il s'agit de distinguer d'un côté l'acquis d'ordre névrotique, sous la domination du refoulement des représentations, qui comporte, comme en annexe, la répression des affects, et, d'un autre côté, l'oblitération de leur inscription, peut-être quelque chose de l'ordre de l'agénésie de l'affect, dont l'origine est à chercher dans les expériences les plus précoces et les moins accessibles du sujet. Mais lorsque l'on pose l'alternative en ces termes qui évoquent une fixation quasi organique, on ne peut que soupçonner une position éthique muée en abord théorique : il se peut en effet que les monstruosités psychiques que l'on voit chez les criminels indifférents ou les serviteurs fidèles du crime, institutionnel ou non, relèvent d'une constitution génétique particulière, il se peut que ces monstres soient somme toute des dégénérés, victimes de leurs gènes. Nous savons quelle impasse de la pensée représente ce mode d'abord.
L'expérience montre pourtant que l'on ne peut éviter tout à fait de rejeter hors de l'humanité ordinaire les personnages dépourvus d'affects, en apparence, les humains désaffectés pour ainsi dire, Mais il n'est pas vain de montrer la nature humaine de leur personne, ne serait-ce que pour les condamner. Nous savons que la condamnation est un progrès de l'esprit en comparaison du refoulement, ou de la répression, dans ses rapports avec le déni et le clivage.
Il n'est pas toujours facile de distinguer une répression des affects d'un processus de déni, sinon que dans ce dernier cas tout conflit est aboli, en apparence, et que la perception du dénié, dans une part clivée du moi, reste accessible à la conscience, précisément parce qu'il n'y a pas ou plus de conflit. On se souvient que le clivage est une « ruse » du moi pour échapper sans souffrance