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À André Green « Il y a de la méthode dans cette folie. »
A / Une tentative pour définir la méthode analytique rencontre d'emblée le contraste entre ce que le terme de « méthode » suggère d'organisation maîtrisée, et le renoncement à la maîtrise que suppose l'association libre. Sans doute fallait-il ce paradoxe d'une déraison méthodique pour que l'Ics s'ouvre à une investigation rationnelle.
Dans son immanence, la méthode se confond avec la manière dont le psychisme s'avère capable de produire une séquence associative, et d'y déceler après-coup une logique inconsciente. Réfléchie, la méthode se distingue mal de la théorie du psychisme qui rend interprétable la séquence, et pensable l'hypothèse de l'Ics. À cet égard, avec la Science des rêves, Freud est allé au fondement même : le récit des rêves et leur interprétation se prolonge dans la théorisation du travail qui les produit.
B / À un autre niveau, la méthode vient faire le lien entre cette invention freudienne, sa référence scientifique (positiviste) et les exigences d'une pratique qui avait besoin, en tant que technique médicale applicable, de faire la preuve de sa validité. Dès lors, à l'échelle du projet d'analyse, la méthode se présente comme la mise en œuvre maîtrisée des conditions à travers lesquelles l'association libre s'avère praticable, interprétable, et bénéfique. Une contradiction se fait jour, dans ces conditions, entre celles qui prennent appui sur le savoir acquis, théorique et pratique, et celles qui prescrivent la mise en suspens de ce savoir pour que la rencontre avec l'Ics soit authentique. Le savoir en effet, tend à prédéterminer la finalité de l'expérience, voire à conférer à la