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En choisissant pour cet article un sous-titre en anglais, j'avais en fait en tête la chanson bien connue : It's a long way to go to Tipperary ! et cette référence me renvoyait à la question de la nostalgie des origines.
Partir de chez soi, en souffrir et se mettre en danger.
Or il y a de cela, me semble-t-il, et dans le processus de différenciation et dans celui de la séparation.
Les propos qui suivent se situeront principalement dans la perspective de la croissance et de la maturation psychiques de l'enfant, étant entendu que les problématiques évoquées se retrouvent évidemment, mutatis mutandis, dans le cadre de la cure.
Après quelques rappels sur les notions distinctes d'enveloppes, de liens et de relations, j'évoquerai ensuite trois problématiques particulières (celle du langage, celle de l'objet malléable et celle de l'attachement) avant de conclure sur le concept d'écart auquel j'accorde actuellement la plus grande importance. Tout ceci sur le fond du fait que le sexuel implique la séparation même, le terme de « sexuel » dérivant du latin « secare » qui renvoie fondamentalement à la question de la séparation d'entre les deux sexes.
I / Dans son très beau livre intitulé : La solitude apprivoisée, J.-M. Quinodoz prend soin de bien distinguer le processus de séparation du processus de différenciation et ceci me semble un préalable utile à la présentation des trois