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Des séparations attendues (fin de séance, week-end, congrès, vacances…) rythment tout travail analytique. Le progrès, dans la relation transféro - contre-transférentielle, de l'élaboration psychique de ces séparations et des affects qui leur sont liés plus ou moins consciemment (angoisse, douleur psychique, tristesse, détresse, hostilité) coïncide avec le progrès du travail analytique et des capacités du sujet à lier la haine à l'amour, tant les mouvements de liaison et de déliaison sont impliqués dans toute séparation.
Des séparations inattendues et obligées peuvent aussi briser le rythme d'un travail analytique, assignant aux deux partenaires de la relation transféro - contre-transférentielle une position de passivité et de dépendance. De telles séparations peuvent conduire à une désorganisation psychique et/ou somatique de l'analysant, le cadre défaillant, comme un pare-excitation maternel défaillant, ne protégeant plus alors des excitations exogènes et endogènes et ce, d'autant plus si une problématique de séparation est au cœur de la souffrance de cet analysant.
Ce travail se propose d'explorer les effets d'une séparation inattendue et obligée (une maladie de l'analyste) sur la relation transféro - contre-transférentielle nouée avec David, un patient souffrant d'une maladie dermatologique : une pelade. Cette maladie très fréquente est considérée comme une maladie générale auto-immune ; elle réalise une chute des cheveux et des poils en plaques ou en totalité et des lésions unguéales ; elle peut évoluer par poussées et guérir spontanément.