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Voici le troisième et dernier livre de F. Pasche. Il a été préparé par l'auteur qui en a choisi les textes, parmi plusieurs inédits ou articles parus dans la Revue française de psychanalyse, et que des collègues amis ont relayé, après sa mort en septembre 1996, pour conduire la tâche éditoriale à son terme.
Quand je dis que c'est là le dernier livre de F. Pasche, on pourrait avoir l'illusion, bien compréhensible au demeurant, que nous avons affaire à une œuvre désormais close. C'est je crois tout le contraire car l'œuvre de F. Pasche est seulement achevée et l'on peut maintenant en mesurer justement l'esprit d'ouverture qui en fait une œuvre d'avenir. Certes nous n'entendrons plus la chaleur inimitable de sa voix et nous ne lirons plus ses réactions sur tel ou tel point de clinique ou de théorie, mais en revanche seule la mort nous permet, avec le recul qu'elle confère, de dire : voilà ce que fut cet homme dans son œuvre.
F. Pasche n'a jamais écrit pour écrire, aussi son œuvre est-elle aisément circonscrite et tous ses textes, mûrement peaufinés, répondent-ils à des questions précises qu'il se posait et que du coup nous nous posons avec lui. Je pense que l'on apprend toujours quelque chose en lisant ou en relisant F. Pasche parce que ce qu'il dit est enraciné dans le double esprit, de Freud et de la cure. Ainsi ses textes sont-ils un véritable instrument de travail pour tout psychanalyste car, en dépit de l'absence de clinique, tout ce qu'écrit F. Pasche est nourri de la cure et est au service de la cure, c'est-à-dire du patient. Voilà pourquoi je disais, il y a un instant, que c'est une œuvre d'avenir parce que c'est une œuvre ouverte et non une théorie, fût-elle psychanalytique.