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Cet ouvrage rassemble des textes de Jean Laplanche publiés entre 1992 et 1999 et fait suite, quant aux thèmes essentiels débattus, aux Nouveaux fondements pour la psychanalyse (1987), à la Révolution copernicienne (1992), qui regroupe des textes publiés entre 1967 et 1992, réédité en 1997 sous le titre Le primat de l'autre en psychanalyse, et au Fourvoiement biologisant de la sexualité chez Freud (1993), réédité en 1999 sous le titre La sexualité humaine, biologisme et biologie.
Jean Laplanche, avec la ténacité qui caractérise ses ouvrages précédents, prenant pour seuls interlocuteurs Freud et parfois Lacan, poursuit sa réflexion sur le rôle de la relation de séduction, en tant qu'essence du phénomène séductif, pour le développement de la psyché. Il décrit cette relation en termes d'activité-passivité, car le protagoniste actif se caractérise par un plus grand « savoir » inconscient responsable d'une émergence dans la relation, celle du signifiant énigmatique. Elle se situe pour lui au-delà des avatars limités de la séduction infantile (le père pervers) et de la séduction précoce (les soins maternels) et se définit comme séduction originaire dans le cadre de sa théorie de la séduction généralisée.
L'ouvrage s'articule essentiellement autour de deux axes. D'abord celui (chap. IV, VII, IX, XI) de « l'impérialisme idéologique, institutionnel et politique… du freudisme » dont le lacanisme n'est « qu'une des manifestations les plus achevées », ainsi que de la démarche institutionnelle et de formation de l'Association psychanalytique de France (l'APF) « fraîchement sortie du lacanisme ». En examinant l'impact sur la psychanalyse des idéologies institutionnelles, les notions de filiation, de transmission par rapport à la didactique, la place