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Dans cette collection récente et dynamique dirigée par Jean Cournut et Claude Le Guen, Gérard Bayle adresse son épître aux insensés ; ou plutôt, il le précise rapidement, à la part d'insensé qui est en chacun de nous, la psychanalyse n'ayant d'après lui, qu'à gagner à s'attacher à l'étude de ce qui semble lui échapper.
L'approche des pathologies de la non-symbolisation, engendre de la confusion chez le psychanalyste qui s'y prête. Pour y faire face il doit avoir recours à des clivages, dont on peut espérer, selon la terminologie qu'introduit l'auteur, qu'ils resteront des clivages fonctionnels.
Car c'est bien des clivages qu'il s'agit - l'épître est sous-titrée en page de garde : « Étude sur les clivages » - et d'un parcours, celui de Gérard Bayle quant à leur étude et leur conceptualisation. Elle pourrait être intitulée « Au-delà du refoulement » ; c'est en effet au sortir d'un travail collectif animé par Claude Le Guen qui a abouti à la présentation au rapport sur le refoulement au Congrès des psychanalystes de langue française en 1985, que l'auteur a ainsi poursuivi le chemin engagé.
Ce livre retrace dix ans de recherches sur les clivages et ce qui s'y rattache, la douleur, le deuil, les carences narcissiques, les secrets, l'incestualité…
Il réunit, avec une réflexion actuelle, des articles écrits entre 1986 et 1993 qui témoignent des avancées, des hésitations, des évolutions de la pensée de l'auteur, à partir d'une clinique dont il fait part généreusement et pour laquelle la compréhension ne peut plus se faire en termes de retour du refoulé et de levée du refoulement. Le point d'orgue de cette réflexion sera le rapport