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La détermination, même quand elle est pensée en psychanalyse comme une surdétermination efficiente selon la temporalité de l'après-coup, ne cesse de rester une énigme. Elle réinterroge certes le cheminement qui mène à tel résultat manifeste, mais aussi la source, la configuration précocement établie à partir de laquelle s'est différencié et se réinstaure régulièrement ledit résultat ; sans négliger les nombreuses cooptations et influences connexes et postérieures ainsi que les étapes intermédiaires d'élaboration indispensables aux futurs mouvements régressifs. Ainsi en est-il de l'identité de psychanalyste qui, quand elle atteint idéalement la maturité d'un choix, se trouve articulée à d'autres identités, autres fonctionnements mentaux qui peuvent alternativement être disponibles ou latents et qui participent à définir celui qui est par intermittence psychanalyste ; ainsi de sa vie intime, de ses liens sociaux, de son engagement dans le cours culturel de l'humanité. Une contrainte à demeurer en latence peut s'emparer de telle ou telle de ces autres identités quand elles sont le lieu d'un déplaisir ; l'identité de métier prend alors à leur égard la fonction de réaliser un désir inconscient, en endossant de façon plus ou moins temporaire un rôle régressif de consolation.
Ces propos sur la détermination invitent encore à considérer l'avènement de l'identité de psychanalyste comme étroitement liée à la situation analytique elle-même, puisque issues des mêmes sources. Le rôle déterminant revient au trépied mis en latence – régression formelle – impératif processuel, indispensable à l'obtention du but thérapeutique requis. Pour le futur analyste, sa cure personnelle aura eu pour effet de permettre le déploiement d'une configuration