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« Freud a-t-il jamais cessé de s'occuper d'autre chose que du temps, tout au long de son œuvre ? On aurait le droit d'en douter. »
Telle est l'idée maîtresse qui anime les deux dernières livraisons d'André Green, La diachronie en psychanalyse1 et Le temps éclaté2, ouvrages qui permettent à leur auteur d'affirmer, de démontrer et de déployer un point de vue qu'il soutient depuis longtemps, à savoir que « le véritable objet de la psychanalyse est la temporalité »3.
Le temps éclaté prolonge La diachronie en psychanalyse qui réunit les différents essais publiés ces trente dernières années autour des questions concernant le temps, la temporalité, ainsi que la diachronie (l'évolution temporelle) en psychanalyse ; ces questions conduisent l'auteur à aborder, tour à tour, différents concepts qui intéressent l'originaire (les fantasmes originaires), la répétition (la compulsion de répétition), l'infantile, la remémoration, la mort, etc.
Tout en permettant à André Green une ressaisie des différentes hypothèses qui, depuis les prémisses de l'œuvre freudienne, forment aujourd'hui un « ensemble théorique complexe de la temporalité », Le temps éclaté lui donne aussi l'occasion de proposer une conception « hétérogène » et « diachronique » de la temporalité en psychanalyse, une temporalité qu'il nomme « éclatée », formulation qui justifie et résume la thèse avancée.
Ce livre, tant du point de vue métapsychologique que du point de vue de la clinique psychanalytique, est un ouvrage important du fait de