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Vous ramenez la « figurabilité » à la juste mesure du terme allemand qu'utilise Freud, cette darstellbarkheit, capacité de présentation, ressort essentiel de la fascination du rêve.
La « désarticulation de la surface », le « fractionnement de l'intensité », la « dislocation de la référence » autant de sous-titres de votre rapport qui semblent répondre à cette question de George Steiner à propos du « sens du sens » : Comment le XXe siècle a-t-il pu engendrer une crise du langage telle que l'innocent réalisme ne puisse plus faire correspondre le signe et la chose ?
La réponse tient, en partie, à ce que Freud, en donnant un sens possible à ce qui n'était qu'image absurde, discours incohérent ou symptôme excentrique, a de ce fait, inventé une nouvelle mise en forme du sens et, si l'on veut, une esthétique.
L'axe principal de votre recherche est celui d'une évaluation entre ce qui tient, dans cette esthétique, à la présentation, et ce qui relève de la représentation.
Alors apparaît le travail du grand illusionniste, celui que Freud a installé sur la scène du rêve, c'est lui qui présente et puis présente et les foulards et les anneaux et les chapeaux, et tout est vrai, et tout s'enchaîne. Le spectateur cherche à deviner ce qu'il dissimule, où se trouve le lapin ? D'où vont s'envoler les colombes ? C'est ça la critique ! Elle fait partie sans le savoir de l'illusion qu'elle dénonce ; elle fait partie du spectacle.
La présentation, à laquelle vous accordez une très grande importance, est immédiate, elle ne représente pas, elle soumet à la conscience des objets à sa mesure ; elle n'est pas liée à la figuration ou à l'imagination. La capacité de présentation renvoie aux conditions de possibilité d'un acte, celui de « poser