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Certains textes nous livrent à la passion associative. Leur pouvoir d'évocation, telle une pressante invitation au voyage, nous déporte d'habitudes de penser sur « l'appareil et ses procédures »1 de la vie psychique à des avenues de créativité orientées vers l'esthétisme. « La voie d'une esthétique », dira Laurence Kahn. Il y a une séduction évidente dans l'esthétique. On pourrait même croire à la nécessité de mettre l'objet à distance afin de ne pas se laisser subordonner, méduser par la magie de la forme en perte alors de quant à soi, de quant à penser. Or, non seulement l'étape du processus primaire est incontournable pour l'écoute en profondeur, mais, de plus, il y a la réalité énoncée dans le rapport de César et Sára Botella à propos de la figurabilité, qui exige « un état psychique de régrédience pour que puissent s'établir de nouveaux liens, de nouvelles causalités, le travail de figurabilité accroît les possibilités psychiques, notamment au cours de cures analytiques ». La forme peut séduire et exercer une action dans le sens d'une maturation psychique. Appuyée sur ces assertions, je vais tenter de concevoir le rapport entre les aspects dynamiques de la forme en interaction et les aspects plus figés de cette forme.
Nous aimons à croire que la forme porte d'autant plus de sens que sa fonction économique la protège d'une hémorragie pulsionnelle. Elle protège la psyché d'une trop grande quantité par la construction de son périmètre défensif. Cependant, comprendre demeure un travail qui se heurte aux ombres. Je pense plus précisément au temps de l'analyse, à ces espaces qui prennent toute leur amplitude au moment où l'analysant quitte le cabinet, ou encore à ce qui se passe à l'intérieur même des séances, alors que le travail laisse latentes des images, genre de figures énigmatiques analogues à un message chiffré dont la signification