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Régrédience chez l'analyste, « Présentation » dans la séance : le développement de ces deux notions, leurs variations ont animé le congrès au plus près du travail en séance, au cœur donc de ce qui nous occupe.
Pour prendre part à cette réflexion, en exercer les outils forgés par les rapporteurs, je tenterai de décrire un mode de « présentation » en séance qui me paraît fréquent lorsque fait défaut chez le patient le travail intermédiaire du Préconscient, et un mode de régrédience chez l'analyste pour en traiter les effets, qui passe par une figuration en images surinvestie un temps par l'analyste – comme dans les cas décrits par César et Sára Botella – dont cependant le traitement n'envisage pas l'appréhension d'événements précoces de l'histoire du patient sur le même mode.
Pour ces patients, qui ne peuvent imaginer un double sens à leurs propos, la méconnaissance des contenus « présentés » en séance n'est pas assurée seulement par le déguisement, les opérations du préconscient décrites dans L'interprétation des rêves, mais par leur conviction que leur discours ne peut être référé qu'à une réalité extérieure à la psyché, un référent évident à tous, objet du consensus d'un groupe social supposé homogène. Toute interprétation sera alors reçue comme du chinois… ou de l'hébreu, classera brutalement l'analyste comme douloureusement étranger, les renvoyant selon leur degré d'émergence possible de ce mode de pensée à une impuissance ou à une hostilité, peu propice à la poursuite du traitement.
Ce mode de discours pourrait, par l'aconflictualité psychique implicite qu'il semble supposer, évoquer une pensée opératoire. Pourtant, il est investi de charges affectives puissantes : il « fait de l'effet » à l'analyste.
En effet, moyennant cette efficace défense, des contenus peuvent alors apparaître à l'analyste de façon crue, sans déformation, par le fait que lui se trouve entendre un double sens, dans les mots sans doute, mais parce que la