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Le rapport très élaboré de César et de Sára Botella, fondé sur vingt années de recherches originales, éclaire largement une question restée longtemps assez obscure de la pensée freudienne. Il restera, je crois, comme une véritable avancée dans le champ psychanalytique, où a manqué jusqu'ici une théorie métapsychologique de l'image. La pratique clinique consommée qu'il implique du jeu, ici revisité par les auteurs, du transfert et du contre-transfert et l'usage qu'il appelle de l'heureuse notion métapsychologique d' « hallucinatoire », s'inscrivent désormais en bonne place dans notre espace représentatif (notre hallucinatoire ?) théorico-clinique commun, où ils expriment au plus près les processus endo-psychiques les plus secrets du travail psychanalytique.
Y a-t-il quelque chose à ajouter à cette démarche convaincante et attentive, que les rapporteurs ont cependant eu la modestie, in fine, de considérer comme encore inachevée ? Peut-être, car la pensée psychanalytique ne prend vie et ne se transmet que de ses relances.
Je me propose ici, pour ma part, de tenter de répondre à une question relative à la figurabilité, que Freud n'a fait qu'entrevoir, que je me trouve avoir naguère déjà soulevée et que les Botella ont, à leur façon, à nouveau posée sans encore en donner la clé. Il s'agit du rôle de la passivité et de l'activité dans l'expérience d'image.
Nos rapporteurs relèvent, en effet, en passant, après d'autres, parmi lesquels je suis (J. Guillaumin, 1972 ; 1979 ; 1983) : 1 / l'absence de toute véritable définition de la Darstellbarkeit chez Freud ; 2 / l'étonnant contraste qu'il y a dans la Traumdeutung entre, d'une part, le rigoureux et « scientifique » inventaire fait par Freud des moyens de déguisement dont use activement le