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Les deux rapports présentés soulignent l'un et l'autre les ambiguïtés de la notion de « figurabilité ». Ce faisant, L. Kahn met l'accent sur la notion de « présentation », tandis que C. et S. Botella développent, dans la suite de leurs précédents travaux, leur référence à l' « hallucinatoire ».
Les processus psychiques invoqués dans ces deux éclairages sont situés en deçà de la représentation proprement dite. Il m'a semblé cependant que l'on n'avait pas suffisamment souligné en quoi les représentations et les fantasmes se différencient de ce registre « primordial ». Je poserai de plus la question de savoir si ce dernier doit être tenu pour « irreprésenté » ou « irreprésentable ».
Le Vocabulaire de Laplanche et Pontalis définit la « prise en considération de la figurabilité » comme « l'exigence à laquelle sont soumises les pensées du rêve (…) qui les rendent à même d'être représentées en images, surtout visuelles ».
L'insistance de L. Kahn sur le statut d'une « présentation » qui serait à distinguer de la représentation estompe quelque peu cette référence privilégiée au visuel. Il paraît cependant bien difficile de séparer le caractère hallucinatoire du rêve de la mise en images et de la prévalence qu'y prennent les images visuelles.
Quel est donc à cet égard le statut particulier et privilégié de l'image visuelle ? La contribution de J. Guillaumin en donne, selon moi, d'importants éléments de compréhension en situant le visuel comme limite du dehors et du dedans. On peut ajouter que l'expérience de satisfaction liée aux premiers contacts avec l'objet primaire d'étayage s'exprime principalement par un vécu