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Stimulé par le travail de C. et S. Botella, j'aimerais intervenir sur les points suivants. À propos du procédé de figuration, je pense utile de rappeler d'abord comment Freud décrit la figurabilité dans Sur les rêves (1901 a), définition éclairante qui n'a pas été mentionnée dans les débats. Ensuite, j'aimerais introduire dans nos discussions sur la figurabilité des concepts approchants, bien que provenant d'autres courants psychanalytiques que celui auquel se réfèrent C. et S. Botella, je pense par exemple aux concepts de fantasme inconscient et de différentes formes de symbolisation.
Dans leurs rapports respectifs, aussi bien L. Kahn que C. et S. Botella ont relevé que l'on ne trouvait pas chez Freud une définition suffisamment claire de la figurabilité ; cette absence de définition a de quoi nous surprendre, puisque Freud avait attribué à ce mécanisme un rôle majeur dans le travail du rêve. C'est pourquoi je pense important de rappeler la description que Freud en donne lui-même dans son court ouvrage Sur les rêves (1901 a) : « Le contenu du rêve consiste le plus souvent en situations visualisables [anschaulich, note du traducteur] ; les pensées du rêve doivent donc tout d'abord recevoir une accommodation qui les rende utilisables pour ce mode de figuration. Imaginons, par exemple, qu'on nous demande de remplacer les phrases d'un éditorial politique ou d'une plaidoirie devant un tribunal par une série de dessins ; nous comprendrons alors sans peine les modifications auxquelles le travail du rêve est contraint pour tenir compte de la figurabilité dans le contenu du rêve » (italiques dans le texte, p. 91-92).