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Je voudrais tout d'abord remercier C. et S. Botella d'avoir eu le courage d'ouvrir la discussion sur la question clinique cruciale qui me semble être sous-jacente à leurs développements théoriques, celle de savoir comment le psychanalyste actuel peut travailler sur les zones de la réalité psychique des analysants qui concerne la « préhistoire psychique » de ceux-ci et l'impact de celle-ci sur leur fonctionnement psychique. Je me sens en plein accord sur la pertinence de la question dont nous ne pouvons différer plus longtemps l'examen minutieux. Nul doute à cet égard que leur contribution permet de préciser certains des enjeux techniques sous-tendus par les positions et le débat métapsychologiques.
Je voudrais aussi les remercier de rendre possible que le débat, commencé lors de l'intervention verbale de Sára en 1995, à propos de la présentation de mon propre rapport, puisse maintenant se poursuivre.
Parmi l'ensemble des vastes questions soulevées, je souhaiterais relever trois points qui me paraissent être déterminants. La question de ce que les rapporteurs proposent d'appeler « sexuel primordial », celle ensuite du système dit « perception-conscience », et enfin celle de la nature de l'expérience de satisfaction. Ces questions mériteraient un large développement, je ne peux, dans les limites de cette intervention, faire plus que situer comment je perçois l'état du problème.
C. et S. Botella ont, me semble-t-il, bien perçu que la conception habituelle du sexuel infantile méritait d'être reprise et creusée. Je serais assez d'accord pour distinguer le registre d'un sexuel infantile, s'articulant de manière prévalente autour de la question de la triple différence, celle des sexes, celle des générations et celle de la différence sexualité infantile-sexualité adulte, d'un autre registre du sexuel dans lequel c'est le sexuel en rapport avec