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Dans le vif fil de ce congrès où les concepts de figuration et de présentation ont montré leur résistance à toute définition univoque, la question de l'hallucination a occupé une place toute particulière. La voie d'abord qui en a été proposé l'a, tout entière, arrimée à l'hallucination de désir, à la satisfaction hallucinatoire très tôt présente dans le corpus théorique freudien. Cette option ne paraît, à maints égards, pas tout à fait convaincante. Elle n'éclaire qu'une part, certes importante, mais une partie seulement de la clinique, celle concernant les espaces internes que l'activité psychique n'a jamais désertés.
La difficile question de l'hallucination pathologique et de ses liens pour le moins incertains avec le désir et la satisfaction nous oblige à désarticuler un certain nombre de concepts que par habitude ou du fait de notre grande proximité avec la névrose nous avons tendance à utiliser en tolérant la présence en leur sein de plus d'un procédé, de plus d'un contenu que nous présupposons solidaires ; comme si ces solidarités, tolérées d'abord, allaient vraiment de soi.
Il en va ainsi du concept de l'hallucination de désir. Il conjoint le postulat de l'existence d'une expérience préalable, ancienne, de plaisir et de satisfaction, donc une réalisation de la charge active de la pulsion auprès d'un objet recevant et qualifiant la décharge de la tension (on voit que cela fait déjà beaucoup d'éléments d'emblée favorables à la fois), avec un procédé psychique lui-même complexe convoquant pour ce faire un moi, même dans une de ses formes les plus inachevées, engagé activement dans un mouvement de régression à la recherche de cette expérience de satisfaction parmi les inscriptions stockées des différentes expériences vécues et comme toujours inscrites.
Cette complexité montre un moi un tant soi peu formé, actif, sur la voie de la régression qui elle-même indique sans équivoque l'existence d'un déploiement de la vie psychique déjà acquis avec inscriptions diverses, e