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D'où vient l'humour de Freud ? En interprète du texte freudien et en historien de la psychanalyse, Jean-Pierre Kamieniak offre au lecteur de son livre un voyage singulier. Son point de départ est marqué par la mort de son père Jacob suivi de la recension des Witze, ces mots d'esprit essentiellement juifs de l'auto-analyse de Freud, et s'achève avec ses dernières répliques, tant au moment de son départ forcé de Vienne que pendant son exil. Jusqu'à sa mort, ses échanges avec Max Schur et son entourage viennent témoigner de la persistance de sa capacité humoristique (si chère à Ferenczi), aussi « noire » fut-elle. Une perspective essentielle est problématisée : « Freud rit de ce dont a pu souffrir le petit Sigmund. » La rareté des évocations de sa mère Amalia qui mourut en 1930, soit trente-quatre ans après le père, est interrogée par l'auteur qui en déduit un lien original entre humour et mère qui apparaît surtout dans le texte de 1927, L'humour. Au-delà de Freud, dans un dialogue fécond avec de nombreux psychanalystes contemporains, une métapsychologie de la disposition à l'humour, comme jeu d'affects et sublimation réussie, nous est aussi proposée dans cet ouvrage.