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Ces quelques remarques sont issues d'une réflexion née de la pratique de supervision-recherche des consultations familiales thérapeutiques1 (M. Berger, 1986, 1987) et de leur dispositif. Assez « typiquement » lorsque les familles qui consultent, soit à propos d'une demande concernant l'un des enfants de la famille, soit d'emblée avec une demande de prise en charge familiale, ne sont pas trop désorganisées, la situation tend à se structurer, d'emblée ou progressivement, en délimitant deux espaces au sein du dispositif.
D'un côté, sur un premier plan, le couple s'adresse au consultant et évoque l'objet de sa demande de consultation ou, si la relation thérapeutique est déjà engagée, expose l'état des questions au travail.
D'un autre côté, sur un autre plan, le ou les enfants – typiquement ils ont entre deux et sept/huit ans – s'installent où finissent par installer une « autre scène » pour jouer, dessiner, se retirer ou se prostrer.
Parfois l'enfant rejoint la scène parentale pour « montrer » un dessin, dire quelque chose à l'un de ses parents, venir se blottir ou se nicher près de l'un ou de l'autre, il arrive aussi que l'un des parents interrompt ce qu'il est en train de dire au consultant pour faire une remarque à l'enfant ou aux enfants, intervenir sur un début de bagarre, un chahut, une conduite interdite, etc.