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Quelle vectorisation pour l'écoute et l'interprétation, entre l'élaboration interprétative de la pulsion œdipienne ou prégénitale (« le sexuel »), et celle de la souffrance narcissique-identitaire, témoignant de l'échec de l'appropriation subjective du réel et de l'histoire ? Telle était la question dont j'étais parti dans mon article « Mémoires transgénérationnelles, le paradigme adolescent » publié dans le n° 1/2000 de la RFP. Pour développer mon propos, je m'étais appuyé sur un exemple clinique: celui d'une consultation psychanalytique avec une adolescente, que je présentai à nouveau, quelque temps plus tard, lors d'une journée d'études du CPGF (Centre de Psychanalyse groupale et familiale)1 dans un texte où j'interrogeais le concept de symbolisation primaire dans ce champ précis.
Le texte qui suit est, à la manière d'un repentir en peinture, une relecture de ce travail, favorisée et approfondie par l'insight suscité en moi par la discussion de mon intervention2.
Je fus frappé en effet d'entendre mes collègues « spécialistes » me faire constater, indirectement, que ma position de clinicien et ma théorisation du transgénérationnel étaient elles-mêmes prises dans les rets de « mon » transgénérationnel et de mes identifications professionnelles, et ceci au point de justifier dans une certaine mesure l'impasse clinique que je présentais ce jour-là à mes auditeurs. D'où cet article, qui reprend et approfondit les perspectives déjà présentées.