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L'incestuel est une notion conçue par P.-C. Racamier à partir de son travail avec les familles au sein de son institution pour patients psychotiques. Cependant, cette notion s'applique aussi à toute une sphère clinique qui comporte les patients psychotiques mais également les patients en qui l'association de symptômes et de signes psychotiques existe, sans pour autant que nous ayons affaire à une psychose franche. Ceci n'est pas sans conséquences en ce qui concerne l'optique de travail avec ces patients.
Freud nous a donné des troubles mentaux une approche essentiellement intrapsychique. Malgré ses travaux sur la psychose et la perversion, son référent reste la névrose. Dans la névrose, la conflictualité interne se joue entre désir et loi. Il n'en est pas de même avec les pathologies non névrotiques, narcissiques ou identitaires, centrées sur le mal-être et la dépression et qui recouvrent tout l'éventail des états limites, avec la prévalence des troubles relationnels, caractériels, des agirs, des addictions et des somatisations diverses ainsi que des troubles de la personnalité allant des inhibitions simples aux troubles de la pensée et aux délires.
Cette notion est issue de sa réflexion sur la psychose. L'œdipe était en psychanalyse la seule référence reconnue et même admise, tant en théorie qu'au regard des techniques de la cure. Racamier sera conduit à réfléchir sur la validité de ce modèle dans la psychose.
On en était à poser que si dans la névrose l'œdipe se présente toujours en quelque sorte masqué par des procédés de déplacement et de condensation, dans les états psychotiques il semble que « l'œdipe éclate à ciel ouvert, cru, sans faille, bref, sans refoulement… P.-C. Racamier d'affirmer: