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La pratique de la psychanalyse s'est tout d'abord largement développée en fonction du modèle de l'analyse des névroses. Dans le cas d'un fonctionnement névrotique prévalant, l'analyse du transfert peut essentiellement porter sur la manière dont se déploient dans la cure une série de conflits internes à propos du désir.
L'extension de la psychanalyse vers d'autres problématiques s'est tout d'abord orientée vers l'interprétation, dans le transfert, de conflits à propos de la prégénitalité et la composante agressive des pulsions. La référence dominante restait celle du conflit à propos des pulsions.
Les « cas difficiles1 » témoignent des limites de cette conception, tant ils sont susceptibles de produire des formes de résistances paradoxales, ne répondant qu'insuffisamment à ce mode interprétatif classique. L'analyse se heurte à la stagnation des cures, avec ses perspectives d'analyse interminable, à des transferts passionnels, à des réactions thérapeutiques négatives ou à de brusques interruptions prématurées.
C'est à une forme particulière de liens prenant une valeur défensive que cet article sera consacré. Son but est d'ouvrir des voies nouvelles à l'interprétation des résistances et des facteurs anti-élaboratifs, lors de la rencontre de certains analysants présentant des troubles de la subjectivation.