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Ce livre s'inscrit dans le mouvement psychanalytique contemporain tel qu'il s'est particulièrement développé en France à la suite des travaux de Michel de M'Uzan sur « les esclaves de la quantité », de Jean Cournut sur « les désertiques et les défoncés » et d'André Green sur les états limites. Tous ces travaux mettent en avant la prévalence du point de vue économique dans l'abord des pathologies actuelles, non névrotiques; certains y associent la prise en compte de la dernière théorie pulsionnelle de Freud pour tenter de ramener les fonctionnements sis au-delà du principe de plaisir dans le champ du principe de plaisir. Mais c'est dans la tradition de l'École psychosomatique de Paris que Gérard Szwec se situe, se référant non seulement à la théorie de Pierre Marty mais surtout aux travaux de Denise Braunschweig et Michel Fain, particulièrement à la distinction proposée par ce dernier entre le calme et la satisfaction.
Les « procédés autocalmants » que l'auteur nous propose, d'abord décrits avec Claude Smadja, sont ici développés dans diverses directions et approfondissent des questions tant cliniques que théoriques, intéressant la recherche psychosomatique et psychanalytique aussi bien celle de l'enfant que celle de l'adulte.
Gérard Szwec centre son propos sur le fonctionnement mental des « galériens volontaires », ces hommes qui « rament, courent, nagent jusqu'aux limites de leurs forces puis recommencent sous l'effet non d'un plaisir mais d'une contrainte de répétition d'un comportement à l'identique ». Sa thèse principale, fruit d'une réflexion qui s'étend sur six années, est que les galériens