You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Ce n° 74 de la Revue freudienne présente les différentes contributions des Journées scientifiques du IVe Groupe des 30 septembre et 1er octobre 2001 consacrées à Piera Aulagnier à l'occasion du dixième anniversaire de sa disparition. C'est un hommage à celle qui fut l'un des membres fondateurs du IVe Groupe, théoricienne de l'inconscient, préoccupée de la clinique de la psychose, des moyens d'accompagner les patients aliénés et donc impliquée dans la formation du psychanalyste.
Chacun des articles développe quelques-uns de ses concepts clés, mêlant reprise théorique et développements plus personnels accompagnés de clinique. Ne pouvant rendre compte de chacun, au risque d'en donner un aperçu trop réducteur ou simplement répétitif, j'ai choisi de vous parler de l'article de Nathalie Zaltzman « La mort dans l'âme »1.
Si « La mort dans l'âme » fait d'abord écho à un mouvement dépressif ou au travail de deuil à accomplir, modèle de condensation, il renvoie aussi à la pulsion de mort et à la place centrale que lui confère Piera Aulagnier dans son œuvre. Il rappelle « La mort dans la vie », intitulé de la seconde partie de l'essai La guérison psychanalytique que Nathalie Zaltzman a écrit pour la collection Épîtres, et où il est particulièrement question de pulsion, du combat contre la folie et la mort, d'intrication et de désintrication.
C'est seulement à la fin de l'article que Nathalie Zaltzman nous précise son projet initial qui était de mettre en perspective et de faire travailler deux concepts, la potentialité psychotique et l'idée délirante primaire et de montrer l'extension du premier tel que Piera Aulagnier l'explicite dans L'Apprenti sorcier et le maître historien et dans son article « Troubles psychotiques de la personnalité ou noyau psychotique » (Topique, 47). Projet réussi, il ne fait pas de doute que ce concept est utilisable dans la clinique contemporaine au-delà des problématiques psychotiques, qu'il relance la dialectique névrose-psychose des idées freudienne