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Psychanalyse et neurosciences ont tenté au cours des dernières années de s'affranchir de « l'antagonisme stérile et des anathèmes » [3] et de nouer un dialogue fructueux [1], [2], [7]. Aujourd'hui, une étude à quatre mains nous est demandée : signe des temps ? Pour quelle musique ?
L'une des interprètes est chercheur en neuroscience et professeur à UCLA (Californie), l'autre est psychiatre et psychanalyste et prescrit des psychotropes dans le cadre d'une activité de consultations psychiatriques. Leur intérêt commun pour la clinique et la réflexion pluridisciplinaire ainsi qu'une amitié de vingt-cinq ans ont servi de creuset aux échanges qui vont suivre. Dans un premier temps, nous nous intéresserons, à un niveau général, aux psychotropes dans le champ de la schizophrénie ; puis, dans un exemple clinique singulier, nous verrons quels sont les points de contact les plus riches entre les deux champs à propos d'un cas de syndrome obsessionnel.
Si tant est que cela soit nécessaire, on reconnaîtra les deux interprètes aux initiales en début de chapitres.
(G. W.) Le projet est d'abord de poser des questions qui réactualisent les connaissances au sujet des avancées de la neurobiologie et de voir quelles sont les données qui peuvent permettre aux analystes de se représenter le fonctionnement du cerveau.