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« Toute science repose sur des observations et des expériences que nous transmet notre appareil psychique, mais comme c'est justement cet appareil que nous étudions, l'analogie s'arrête ici. »
Certains psychanalystes semblent admettre que les recherches, la pratique des psychosomaticiens de l'École de Paris contribuent de manière décisive à la réflexion psychanalytique. Nous pouvons alors saisir, en admettant cette conjecture, l'importance de notre interrogation : que peut apporter l'approche psychosomatique à une compréhension véritablement psychanalytique des médicaments psychotropes ?
Nous allons d'abord comparer les assises théoriques de la clinique psychosomatique à la réflexion psychanalytique consacrée aux médicaments psychotropes. Puis nous tenterons, à partir de la pratique psychosomatique, de préciser une position contre-transférentielle, un contre-transfert lié à la prise d'un « psychotrope » par l'analysant.
Le propos de cette réflexion est de tenter de poser un problème et non de le résoudre.
La présence d'un psychotrope dans le corps d'un patient modifie son fonctionnement mental. Les psychosomaticiens avancent l'hypothèse qu'un fonctionnement mental de plein emploi protège le soma. La découverte de