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Bien que la communauté psychanalytique se soit ouvertement opposée à la prise de psychotropes dans le traitement de la dépression et l'angoisse, elle reconsidère depuis quelques années l'idée que psychanalyse et médicaments sont incompatibles.
Une étude menée par le Centre de formation et de recherche psychanalytiques de l'Université de Columbia montre que dans 29 % des cas de supervision des candidats, des médicaments sont prescrits parallèlement à la psychanalyse. Ces données sont discutées ici en raison de l'influence des médicaments sur le processus analytique et la formation des candidats.
Lorsqu'on commença à prescrire des psychotropes pour traiter la dépression et l'angoisse, la communauté psychanalytique accueillit cette innovation avec scepticisme et le plus souvent avec une opposition manifeste (Sarwer-Foner, 1960). En général, les psychanalystes pensaient que ces médicaments neutraliseraient les affects, auraient une incidence sur les motivations des patients et freineraient l'accès au conflit psychique, contrecarrant alors l'évolution du processus analytique (Ostow, 1962).
Cependant, depuis quelques années, on reconsidère l'idée que médicaments et psychanalyse sont incompatibles. Le Dr Roose travaille à Columbia au Centre de formation et de recherche psychanalytiques et il est professeur associé de psychiatrie à la Faculté de médecine et de chirurgie ; le Dr Stern est