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Les différentes expressions symptomatiques de la souffrance psychique, ainsi que ses variations d'intensité (mal-être, angoisse, douleur, agonie psychique), ont conduit à ce que soit créée une spécificité dans le champ de la médecine, à savoir : la psychiatrie.
Du fait que l'on reconnaît que l'Homme, en tant qu'être vivant, est constitué par son corps biologique, son psychisme ainsi que le réseau des relations qu'il établit avec les autres, on n'est plus, aujourd'hui, en droit d'éradiquer les conceptions psychopathologiques et métapsychologiques qui cherchent à rendre compte de deux des dimensions qui l'animent et qui renvoient à son « fonctionnement psychique ».
Malgré cela, on doit constater qu'une certaine psychiatrie héritée de la tradition médicale et à la recherche de titres de noblesse, se veut, dans ses courants les plus actuels, essentiellement pragmatique, objectivante, réaliste et scientifique.
Ce fait conduit la psychiatrie officielle, notamment celle qui enseigne et qui forme les soignants, à pratiquer « le tout symptomatique, le tout biologique et le tout pharmacologique » (E. Zarifian, 1999)1. Elle participe ainsi à l'explosion des sciences fondamentales qui mettent actuellement bien plus