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L'article de René Diatkine et Philippe Paumelle que la Revue choisit de publier répond à une invitation. Le 23 mai 1964, le Comité lyonnais de recherches thérapeutiques en psychiatrie organise une journée sur le thème : « La relation médecin-malade au cours des chimiothérapies psychiatriques. » L'argument de cette journée propose l'idée suivante : passée l'« euphorie » créée par l'apparition des neuroleptiques, il apparaît que l'engagement des médecins et des équipes de soins, les interactions avec le malade dans l'acte de prescrire modifient l'efficacité du traitement : « En médecine aussi, la manière de donner vaut mieux que ce qu'on donne. »1 Diatkine et Paumelle introduisent ces journées à côté de P. Balvet, Th. Kammerer, Racamier et Carretier. Parmi les nombreuses communications qui suivent ces exposés introductifs, citons celles que C. Conté, J. Bergeret, P. Dubor, A. Green, J. Guyotat, H. Vermorel, P. A. Lambert signent, seuls ou avec d'autres auteurs.
Les neuroleptiques ont été introduits dans la pratique quotidienne des psychiatres en 1952, les antidépresseurs en 1957. Ces traitements ont représenté un immense espoir, surtout pour le traitement des malades mentaux les plus graves. Ce n'était cependant pas les premières tentatives thérapeutiques en psychiatrie. Les années 1930 avaient déjà été une période d'optimisme thérapeutique2. Le gardénal, les dérivés du brome dans les états d'excitation, le laudanum dans la mélancolie, la caféine étaient utilisés. Quand Diatkine et