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Le premier numéro de l'année 2001 de l'International J. of Psychoanalysis (vol. 82) s'ouvre avec un article de Giovanni Vassalli, de Zurich, sur La naissance de la psychanalyse à partir de l'esprit de la technique (IJP 82 : 3-25, 2001), ce dernier terme étant ici à comprendre au sens de l'« art », c'est-à-dire de la notion aristotélicienne de techné. L'auteur rappelle que, pour Freud, sa matière de travail s'accorde mal avec les procédures utilisées dans d'autres champs d'investigation, ce qui place la psychanalyse hors du champ des sciences de la nature. Il remarque que la formation scientifique du jeune Freud a été moins influencée par la méthode expérimentale, très en vogue à l'époque (méthode de la physiologie), et davantage par la méthode de l'observation et l'art de deviner, à partir du regard et de l'écoute, l'ordre caché du chaos apparent. Ainsi, Freud critique une médecine qui se rapproche des sciences de la nature au détriment de ses origines en tant qu'« art thérapeutique » ; il semble considérer que la connaissance dans le domaine qui le préoccupe, le psychisme humain, va découler essentiellement de cet art du voir et du deviner, et installe l'usage des mots et de leur pouvoir « magique » comme le principal instrument du « traitement psychique » ou psychothérapie. La démarche freudienne renouerait ainsi avec cet « art de deviner le sens », qui procède par conjectures et qui s'apparente à la technique rhétorique issue de la tradition aristotélicienne ; cet « art » devient, avec Freud, le principal instrument d'investigation des phénomènes psychiques. En ce sens, la rédaction, puis l'abandon de l'Esquisse apparaissent comme la dernière, et infructueuse tentative