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À un siècle de la parution de Die Traumdeutung (1900), de nombreuses réunions scientifiques ont cherché à vérifier la portée de cet ouvrage fondateur de la psychanalyse. Ici, nous retrouvons quelques-unes des communications présentées lors du colloque de Metz organisé par A. Nakov en juin 2000, intitulé « Le rêve, cent après ». D'autres articles viennent s'ajouter en complément à la variété des élaborations que l'étude psychanalytique du rêve inspire encore de nos jours, tant pour l'investigation de l'inconscient que pour sa place dans l'organisation générale du fonctionnement psychique. La richesse des vues et des questions posées dans les différents articles contenus dans ce numéro témoigne, une fois de plus, combien la science des rêves demeure incontournable en psychanalyse, mais aussi bien au-delà de notre discipline.
Notre attention se porte alors d'abord sur un article non analytique : celui du neurophysiologiste J.-P. Tassin. Dans un langage accessible aux non-spécialistes de cette discipline, l'auteur, s'appuyant sur les plus récentes recherches concernant le sommeil, cherche à pointer les conditions somatiques d'apparition du rêver. Comme l'on sait, si l'activité de rêver est concomitante à la phase du sommeil paradoxal, reste ouverte toute la question de la nature particulière de la pensée du rêve et de sa fonction physiologique. De cet article du Dr Tassin, nous retenons, entre autres, une hypothèse fort suggestive pour des analystes, celle selon laquelle le rêve – son apparition, sinon sa dramatique – serait l'expression consciente d'un ralentissement brutal du mode de traitement (des stimulations) de type analogique – propre à la pensée inconsciente – avec basculement dans le type cognitif. Ce serait durant des micro-éveils intervenant au cours du sommeil que l'activité des neurones médiateurs favoriserait l'oscillation entre un fonctionnement exclusivement analogique et celui proprement cognitif. Ce qui reviendrait à confirmer l'existence d'une