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Nous nous proposons dans le mouvement même du colloque René Diatkine 2001 — « Considérations actuelles sur le traumatisme », organisé par André Green - d'interroger les rapports de la séduction et du traumatisme, envisagés selon deux angles : celui du traumatisme provoqué par la séduction sexuelle, d'une part, et, d'autre part, celui de la séduction envisagée comme conséquence de tout traumatisme.
Le traumatisme est d'abord défini du point de vue économique par un afflux d'excitations et un débordement des défenses du Moi. C'est l'impossibilité d'une réaction adaptée, d'une décharge physique ou d'une élaboration psychique qui en détermine l'impact et la violence. Tout traumatisme constitue donc une atteinte narcissique. Sa cause peut être directement sexuelle mais un traumatisme touchant globalement le psychisme ou l'intégrité corporelle peut provoquer un traumatisme qui implique simultanément des conséquences sexuelles. La notion de « traumatisme narcissique » a-t-elle un sens ? Dans quelle mesure tout traumatisme ne peut-il être considéré comme fauteur d'une séduction particulière, forçant la fixation du sujet à l'agent du traumatisme ? Quels en seraient alors les tenants et aboutissants ?
— Traumatisme et séduction ont partie liée depuis les débuts de la psychanalyse :
La séduction traumatique occupe une place à la fois historique et structurale dans la psychanalyse puisque les prémices de celle-ci sont marquées par une conception qui situe l'étiologie de la névrose dans une scène de séduction sexuelle à valeur traumatique, et que le renoncement à cette « neurotica », en 1897, constituera la véritable naissance de la psychanalyse.
Cependant, la question des rapports étiologiques entre séduction traumatique et différents états psychopathologiques perdure. Certes dès L'étiologie de l'hystérie, en 1896, en questionnant les conditions de l'impact traumatique d'un événement, Freud rencontrait les limites de la recherche d'une cause de la névrose dans un événement ou une s