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La part de réalité désignée par le thème retenu pour le colloque de Deauville d'octobre 2001 favorisa logiquement l'apport de récits cliniques chargés de matériaux à fortes sollicitations perceptives. Une telle situation a comme conséquence pour les auditeurs, la naissance d'un conflit ; entre une dynamique psychique qui consiste à mettre en latence les pensées verbales les plus attirées par ces perceptions traumatiques et à maintenir ainsi les surinvestissements nécessaires à la réflexion monosémique en contact avec lesdites perceptions ; et une autre dynamique mue par la propension à quitter plus ou moins subrepticement, par le biais d'un déni, de telles perceptions traumatiques, et à privilégier d'autres aspects présents dans la clinique proposée, abordables par une part de métapsychologie différenciée auprès d'une modalité de fonctionnement psychique ayant lieu justement sous l'égide d'un tel déni (par exemple par la théorie du rêve et le système sommeil-rêve).
L'art des présentateurs, pour atténuer cette violence perceptive, violence articulant l'attrait régressif pour le traumatique et le déni de cette réalité perceptive qualifiée de traumatique, se trouve confronté dans le contexte d'un tel colloque scientifique au devoir de transmettre une clinique suffisamment fidèle à celle qu'ils ont pu percevoir - recevoir1 - pendant leur travail.
Ce conflit engageant le couple déni - mise en latence concerne l'appel à réaliser plus ou moins rapidement un travail psychique régressif, généralement différé à la nuit suivante et réalisé alors par le travail de rêve. Un tel conflit se trouve d'autant plus exacerbé chez les participants que les patients donnant lieu à de telles présentations cliniques semblent justement en être dépourvus.