You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le troisième numéro de l'année 2001 de l'International Journal of Psychoanalysis (vol. 82) propose deux articles qui, sous des angles différents, traitent des rapports entre psychanalyse et cognitivisme.
Jane Milton, de Londres, compare les deux approches du point de vue thérapeutique (Psychanalyse et thérapie cognitivo-comportementale : paradigmes rivaux ou terrain commun ?). Elle rappelle que A. Beck, un des principaux inventeurs des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) a initialement reçu une formation psychanalytique. Beck, qui a essentiellement travaillé sur les états dépressifs, a fini par renoncer à toute compréhension de la clinique utilisant la notion de motivation inconsciente ; son approche privilégie le « comment » des états pathologiques en s'abstenant de se poser la question du « pourquoi ». Sa conception utilise la notion de schémas cognitifs négatifs (« négatif » au sens d'inapproprié, d'inadapté), installés (« mal appris ») depuis l'enfance, et qu'il est possible de modifier en invitant le patient à travailler sur eux avec le thérapeute (rendre le patient un « scientifique » de son propre fonctionnement mental). La relation de confiance, d'empathie et de participation active et imaginative du thérapeute dans le travail de démontage de ces schémas semble jouer un rôle non négligeable dans les thérapies que Beck a mises au point. De ce fait, deux aspects du traitement analytique sont esquivés : la souffrance narcissique (dans les TCC, le patient est un « collègue coopérant ») et le transfert négatif. En revanche, l'auteur estime que le traitement analytique connaît, lui aussi, ses passages « cognitifs », notamment lors