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Cet article cherche à approfondir l'idée qu'on peut considérer le sadisme comme un moyen de préserver l'objet et que, par moments, il constitue une défense contre une forte attente de l'objet.
Le contraste entre passivité et activité, féminité et masculinité, sadisme et masochisme est un point clé dans la compréhension de Freud de la structuration de la réalité psychique. C'est là un axe autour duquel il tourne au sujet de la plupart de ses patients, depuis les hystériques jusqu'aux névrosés obsessionnels, les pervers comme les psychotiques. Dans son article « Deuil et mélancolie », Freud suggère que l'identification est « un mode de pensée à propos des objets, une phase préliminaire avant le choix d'objet ». Dans la mélancolie, l'identification remplace l'investissement objectal.
Freud établit que : « Si l'amour pour l'objet, qui ne peut pas être abandonné tandis que l'objet lui-même est abandonné, s'est réfugié dans l'identification narcissique, la haine entre en action sur cet objet substitutif en l'injuriant, en le rabaissant, en le faisant souffrir et en prenant à cette souffrance une satisfaction sadique. » Et Freud ajoute : « L'investissement d'amour que le mélancolique avait fait sur son objet a eu un double destin; pour une part il a régressé sur l'identification, pour une autre part il a été reporté, sous l'influence du conflit ambivalentiel, au stade de sadisme qui est plus proche de celui-ci. »
Dans sa lettre à Fliess du 31 mai 1897, Freud faisait déjà l'hypothèse que l'hostilité contre les parents est un des éléments constituants de la névrose qui se manifeste sous forme d'idées obsessionnelles.
Depuis quelques années, je remarque un phénomène particulier dans l'analyse de plusieurs de mes patientes et qu'on peut décrire comme une réaction thérapeutique négative parce que, arrivées à certains points cruciaux de leur analyse, alors qu'elles commencent à aller mieux, ces patientes retombent soudain dans leur marasme. Elles ont l'impression que leur relation à