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« Nulle vérité n'est absolue ni finale. Ce qui compte, c'est l'action de penser, de sentir, et la liberté de réfléchir. »
Deux textes fondamentaux centrent ce livre : un article théorique, non daté, « La crainte de l'effondrement », qui s'articule avec un article de 1965 « La crainte de la folie », et un article clinique de 1969, « Objets de l'usage d'un objet », autour duquel gravitent plusieurs textes dans lesquels Winnicott commente ses hypothèses avancées dans ce dernier article. Ces deux textes théorico-cliniques, dont l'apport pour la psychanalyse contemporaine est majeur et incontournable, comme Winnicott lui-même l'avait pressenti — « L'idée principale de cet exposé (“Objets de l'usage d'un objet”) nécessite la réécriture d'un pan important de la théorie psychanalytique » —, sont le point de convergence et de ressaisie pour de nombreux développements qui parcourent toute son œuvre et dont on retrouve les principaux fils dans ce livre.
L'un de ces fils est le souci de Winnicott, constamment affirmé dans son œuvre et réaffirmé tout le long de ce livre, de « parvenir à une compréhension totale de l'interrelation des facteurs personnels et des facteurs de l'environnement » pour rendre compte du fondement de l'Être, du « Being », et de ses failles. Ce souci, au cœur des fragments de cure et des consultations thérapeutiques rapportées, est le pivot autour duquel s'organisent sa réflexion sur le traumatisme comme sa critique de la thèse kleinienne de l'envie auxquels sont consacrés les articles de la dernière partie de ce livre.