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Points de vue actuels sur la rencontre entre psychanalyse et psychose, ainsi que sur la question du clivage :
C'est autour de la notion de clivage que s'organise la réflexion des auteurs ayant participé à l'élaboration de l'ensemble des textes de ce numéro.
Evelyne Séchaud, dans un article très bref (« La double nature du clivage ») mais indispensable à l'équilibre de cette publication, nous rappelle que Freud, en 1932, décrivait un moi clivable, dont les fragments pouvaient se réunir par la suite. « Lorsque le moi est obligé d'avouer sa faiblesse, il éclate en angoisse » et c'est alors, nous dit notre auteur, que « pour éviter cette angoisse dont l'intensité peut être variable mais parfois catastrophique, le moi déclenche des processus de défense qui provoquent en lui des clivages ». Mais en 1938, Freud dans son article « Le clivage du moi dans les processus de défense », s'interroge sur la mise en échec de la fonction synthétique du moi. Dans le clivage véritable, qui reste hors du champ de la conscience, précise É. Séchaud, « le moi maintient conscientes deux pensées opposées et inconciliables qui ne se dialectisent pas et il méconnaît totalement son double fonctionnement ». Si le clivage fonctionnel, temporaire s'oppose, pour Gérard Bayle, au clivage structurel, durable, qu'il considère comme « le résultat de défenses contre une carence narcissique par défaut de symbolisation et de subjectivation »,