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Le rapport de Jacqueline et Maurice Haber développe différents aspects d'un « échange agi » qui interviendrait dans la dynamique inconsciente du transfert et du contre-transfert, en soubassement du registre intrapsychique de l'élaboration.
Pour étayer théoriquement leur propos, ils font l'hypothèse d'une « image d'action » qui pourrait rendre compte de certains de ces processus « interpsychiques » qu'il faudrait donc situer en deçà des processus élaboratifs « intrapsychiques ». Ils s'interrogent sur l'écart entre cette « image d'action » et la « représentation d'action » que j'ai moi-même supposée constitutive du fantasme. La question est en effet pertinente dans la mesure où les processus interpsychiques qui relèveraient de l' échange agi doivent pouvoir trouver des voies de transformation qui les rendent élaborables dans l'intrapsychique. Ceci suppose donc que l'image d'action puisse elle-même donner accès à un registre fantasmatique.
Dans les jours mêmes qui ont suivi ma relecture attentive des rapports, alors que mes pensées latentes étaient orientées vers ces questions, je me suis trouvée confrontée à un incident de cure inattendu. Un agir de transfert, en lui-même assez banal, a entraîné une réaction de contre-transfert qui m'a surprise par sa vivacité et plus encore par les particularités d'un rêve qu'elle a induites.
En tout début de séance, mon patient m'annonce inopinément une semaine d'absence, me mettant devant le fait accompli de dispositions déjà prises. Il me fait cette annonce sans aucun autre commentaire que ceux liés à des obligations familiales banales, comme par parenthèse, avant de reprendre un cours associatif qui fait lien avec les précédentes séances. Ceci prend place