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Après les travaux de César et Sará Botella sur la figurabilité, les rapports de Marie-France Dispaux et Nicole Carels nous permettent de continuer notre avancée dans la recherche clinique et la mise en œuvre de variantes techniques, tantôt préméditées en raison de la structure du patient, tantôt improvisées par suite d'un travail en coesthésie. Ces pensées qui nous viennent brusquement pendant une séance, voire un acte manqué tel que durée de la séance abrégée ou prolongée, oubli de l'heure d'une séance, qui paraissent d'abord hors de propos, entraînent chez l'analyste une inquiétude, puis finalement déclenchent un processus transformationnel chez le patient et nous permettent de nouvelles réflexions sur les pulsions et les défenses.
Le cas d'un patient, Marcos, sur lequel j'ai beaucoup travaillé à propos des carences de figures paternelles et des difficultés d'identification, m'est revenu à l'esprit pendant le congrès à propos d'un incident qui a entraîné une transformation notoire.
Marcos, un intellectuel avait tenu à faire une analyse, bien qu'il ne présentait aucun symptôme notable sinon un certain mal-être, pas d'échec dans sa vie professionnelle ou dans sa vie privée. Il n'y avait pas d'analystes dans le pays où il vivait. Il avait choisi, sur la liste des membre de la Société, un analyste ayant des fonctions importantes; malheureusement celui-ci lui avait dit qu'il ne pourrait pas le prendre et lui avait conseillé de me voir. Après s'être assuré, lors d'un premier entretien, que je lui garderais une place, il avait entrepris des démarches pour obtenir un poste en France, ce qu'il obtint au bout de deux années pendant lesquelles il m'avait tenue au courant pour être certain de me retrouver. Lorsqu'il avait trois ans son père était devenu hémiplégique et aphasique. Marcos avait vu, jusqu'à douze ans, ce père infirme