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De « forme » et « figurabilité » en « transformations » et « intrication », les thèmes proposés cette année se situent dans un approfondissement remarquable de ceux abordés l'année dernière.
Je vais proposer une brève réflexion sur un rythme interne porteur de sens intrapsychique, et son articulation avec un rythme externe dans un sens relationnel, constituant à mon sens le soubassement des processus décrits par les rapporteurs.
1 / Le rythme permet une mise en forme archaïque rétablissant une continuité à partir d'éléments discontinus. (Dans son étymologie grecque originaire, ruthmos signifie « forme ».)
Piaget, en fait déjà en 1936 une structure fondamentale de la vie psychique « marquant le point de jonction de la vie organique et de la vie mentale ».
Les premiers éprouvés vitaux in utero sont vraisemblablement largement imprégnés de la perception des rythmes maternels. Ils se prêtent à un premier niveau d'organisation psychique en terme binaire de « présence-absence ». Ce vécu va se complexifier dans le sens de « tenir-lâcher », « absorber-expulser », « prendre-jeter » et constituer le registre du « fonctionnement de base… présent chez tout un chacun » (p. 30 du rapport, proche de la notion de « sexuel primordial » proposée par S. et C. Botella dans leur rapport sur la figurabilité).
La transmission de ces affects primitifs se fait par le mécanisme de l'identification projective décrit par Melanie Klein dont Bion a développé les aspects normaux sous-tendant les mécanismes primitifs de la communication. Les éléments Bêta vont être évacués essentiellement dans le corps par la décharge motrice et désorganiser le fonctionnement psyché-soma.