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Les réflexions qui vont suivre s'originent dans l'étude d'un cas clinique qui a débouché sur un certain nombre de questions théoriques induites par les difficultés de la cure. L'élaboration de ce cas clinique, qui a fait l'objet d'une présentation antérieure a précédé la lecture du très intéressant rapport de nos collègues belges (Nicole Carels, Marie-France Dispaux, Jacqueline Godfrind-Haber, et Maurice Haber), tout spécialement le chapitre consacré à « L'expérience agie partagée ». Cela m'a permis de vivre cette lecture comme une rencontre et non un redoublement, tant à certains moments j'ai ressenti que nos pensées se rejoignaient.
J'envisagerai ici quelques considérations émanant d'une clinique de plusieurs années dont le déroulement s'est trouvé assez rapidement émaillé par l'importance de plus en plus grande des retards du patient en séance. Je précise ici qu'il s'agissait d'un temps non négligeable soustrait à la cure, mise en acte qui allait devenir quasiment systématique. D'emblée, on peut dire que la contrainte de l'attente dans laquelle l'analyste est placé, outre qu'elle sollicite le contre-transfert de façon très particulière, soulève un certain nombre de questions qui vont de l'influence de la réalité extérieure1 sur le processus qui pourtant doit être sauvegardé, aux effets sur le transfert et la fonction interprétative d'une répétition qui tend à devenir compulsive.
Mais aussi la disjonction entre la temporalité linéaire du cadre à laquelle s'affronte en quelque sorte le patient qui pourtant l'a acceptée, doit être appréhendée