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Dans l'exploration des voies multiformes de la force au sens qui ont marqué ce congrès de Bruxelles 2002 consacré aux transformations dans la cure, le rapport des analystes belges se déclinait à quatre voix, à partir de trois rapports articulés entre eux. Avec Maurice Haber et Jacqueline Godfrind-Haber, il s'agissait d'analyser la façon dont des agirs surviennent dans la cure, de la part du patient mais aussi de l'analyste: ces agirs ne sont plus compris comme des scories hors cadre, ou comme des fautes de l'analyste, mais comme des moments du processus, qui condensent des éléments ou des tensions encore irreprésentables et qui peuvent inaugurer un moment mutatif.
Il était intéressant de relire, en écho aux débats de ces quatre journées de réflexion, le rapport de Julien Rouart « Agir » et processus psychanalytique, sous-titré « L'acting out dans sa relation avec la cure et dans ses aspects cliniques », prononcé au 28e Congrès des psychanalystes de langues romanes en 1967 (Paris, 29-30-31 octobre et 1er novembre). Nous en relèverons quelques aspects.
Dans la présentation de son rapport, Julien Rouart souligne sa volonté de maintenir une distinction entre les acting out de transfert et la catégorie plus générale des actes impulsifs, différence qu'il dit souvent brouillée dans la littérature psychanalytique. L'acting out de transfert concerne ce qu'agir peut signifier dans la relation psychanalytique et la diversité des fonctions qui s'y manifestent par rapport à cette relation.
L'acting out a d'autant plus de chances de se produire dans la cure qu'il s'agit de sujets ayant un comportement impulsif habituel. Mais les acting out peuvent être présents dans toute cure, provoqués par l'intensification momentanée du transfert dans cette situation analytique où la position allongée vise