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C'est l'impact contre-transférentiel assez violent d'un début de psychothérapie qui m'a amenée à exposer le cas de cette patiente à un groupe d'analystes2.
Cette présentation s'inscrivait dans le cadre d'une réflexion menée au Centre Jean-Favreau sur l'articulation entre ce qui se déroule entre patient et analyste, d'une part, et les échanges entre analystes, d'autre part. Parmi nos questions, nous nous interrogions sur le rôle de l'écoute d'un récit de séances, par un groupe d'analystes sur le contre-transfert de l'analyste et sur le lien entre le processus de discussion du groupe et le mouvement des séances3.
Notre méthode consistait dans un premier temps à ce qu'un analyste expose de façon brute le matériel de trois séances consécutives sans apporter d'éléments sur l'histoire du patient ni sur la cure engagée. Le groupe faisait alors part de façon assez libre de ses questions, réflexions, constructions, associations sans que l'analyste prenne part à cette discussion; celui-ci réintervenait, dans un deuxième temps, présentant le contexte, l'histoire du patient et de sa cure, et ses propres réflexions sur la discussion; quelques mois plus tard, une deuxième séquence de trois séances était présentée et une discussion sur le même mode avait lieu; ces séances de travail étaient enregistrées, ce qui permettait à certains d'entre nous de réécouter les discussions et d'en rapporter au groupe la teneur et les mouvements significatifs.