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Dans leur désir et leur souci de parler d'autre chose, les auteurs du rapport sur les transformations dans la cure ont situé explicitement leur propos dans l'en deçà de la névrose de transfert.
Si l'on s'interroge sur la place que celle-ci occupe dans la psychanalyse d'aujourd'hui, on est obligé de constater qu'elle n'est plus à la mode, quelque peu reléguée à l'arrière-plan des travaux contemporains, telle une entité trop bien connue ou dépassée.
S'il est devenu évident que le modèle de la névrose de transfert est insuffisant pour rendre compte de l'ensemble de la vie psychique, cela ne signifie pas qu'il soit devenu, même en tenant compte de la clinique actuelle, obsolète.
À quoi pensent les psychanalystes d'aujourd'hui, lorsqu'ils évoquent la névrose de transfert ? Dans la ligne de partage qui sépare (toujours difficilement) la névrose des états limites, il semble parfois que les notions de névrose et de névrose de transfert soient réservées à quelques improbables cas cliniques pour lesquels l'analyse de la conflictualité œdipienne bien mise en représentations suffirait en quelques années à changer le destin.
Le modèle de la névrose de transfert qui traîne dans les esprits, soit qu'il domine encore la façon de travailler de certains analystes, soit qu'il soit projeté sur les anciens par les plus jeunes, pourrait se définir comme suit: un récit ordonné autour de la triangulation œdipienne et de la castration, interprétable